Nos arguments

Tract ACIPA en réponse au PS

 

On nous a dit que l’aéroport de Nantes Atlantique est dangereux.

Faux. Les aéroports français sont classés en trois catégories : C pour les aéroports nécessitant  une formation particulière des pilotes ; B pour les aéroports à particularités (géographiques, climatiques…) et A pour les aéroports ne nécessitant pas d’attention particulière. Celui de Nantes est classé A.

On a dit que le survol de Nantes fait courir à la population des risques inacceptables.

NON. Il suffit d’interroger les pilotes pour le vérifier. L’actuel gestionnaire a même autorisé la compagnie « Easyjet » à y entraîner ses pilotes. De nombreuses villes sont survolées en France et dans le monde entier : Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Marseille, Amsterdam, Londres, Genève…

On dit que l’aéroport actuel génère trop de nuisances sonores.

Le plan de gêne sonore inclut 1750 logements pouvant bénéficier d’aides à l’insonorisation ; à Toulouse ce sont 20200 logements qui sont concernés.

Les avions sont de moins en moins bruyants.

Il est possible de diminuer ces nuisances en changeant l’orientation de la piste actuelle et en utilisant la descente dite en continu, l’avion « planant » jusqu’à son arrivée au sol.

On nous dit que Nantes Atlantique sera saturé dans les années à venir.

Les conditions actuelles ne vont pas dans ce sens ; le nombre de mouvements (atterrissages et décollages) est en diminution de 3, 7% en moyenne par an et ce depuis 2003. La capacité de l’aérogare actuelle est de 4 millions de passagers (en 2010, 3 millions l’ont utilisée) et elle peut être agrandie. Un grand nombre d’aéroports internationaux ne fonctionnent qu’avec une seule piste (comme à Nantes) et permettent chaque année un nombre de mouvements 4 à 5 fois supérieurs.

On nous dit qu’il ne s’agit que d’un transfert.

Faux. Il s’agit bel et bien d’une deuxième plate- forme. Nantes Atlantique subsistera (pour Airbus). Il y aura donc deux aéroports à Nantes, un à Saint-Nazaire et un à Angers, sans compter celui de Rennes.

On nous dit que ce projet est indispensable économiquement et qu’il est peu coûteux.

C’est un projet sans fondement économique. Le cabinet d’étude européen indépendant CE-Delft a passé au crible l’analyse économique globale de l’enquête d’utilité publique de 2006. Il a découvert de nombreuses irrégularités, omissions, erreurs de calcul. Réévalué sur  des bases correctes, ce projet représente pour la collectivité un coût global de 600 millions d’Euros alors que le dossier d’enquête publique montrait un bénéfice de plusieurs centaines de millions d’Euros. Le maintien et la transformation de la plate- forme actuelle seraient plus avantageux.

Le projet est censé coûter 561 millions d’Euros (aucun dépassement n’est prévu, alors que les coûts prévisionnels sur les gros chantiers sont régulièrement majorés de 40% en moyenne).L’état (130,5M€) et les collectivités publiques (115,5 M€), se sont engagés sur une contribution publique de 246 M€, financement partagé au travers d’un syndicat mixte comprenant les conseils régionaux des Pays de Loire (40,4 M€) et de Bretagne (28,9 M€), le conseil général de Loire Atlantique (23,1 M€), Nantes Métropole (23,1 M€), la communauté de commune de Saint-Nazaire (2,9 M€) et celle de La Baule/Presqu’île de Guérande (2,3 M€).

Qui tirera profit de ce projet ?

La société VINCI a obtenu la reprise de l’exploitation de l’aéroport de Nantes Atlantique, de celui de Saint-Nazaire Montoir, en plus de la conception, du financement, de la construction, de l’exploitation et de la maintenance du nouvel aéroport, pour une durée de 55 ans.

On nous dit qu’il génèrera des emplois.

Pour sa construction, probablement, mais après… Il s’agira d’un déplacement des emplois de Nantes Atlantique vers Notre Dames des Landes.

On nous dit qu’il est écologique.

Ce sont 2000 hectares de terres cultivables qui disparaîtront sous le béton, à une époque où les jeunes agriculteurs ne trouvent pas de terres pour s’installer. Ce sera 100 km de haies arrachées, 130 hectares de bois rasés et la destruction d’espèces protégées. La loi sur l’eau sera bafouée.

On nous dit que ce projet est un choix démocratique.

Mensonge. Nous sommes face à un déni de démocratie. L’enquête d’utilité publique a ignoré les 80 % de propositions opposées au projet. Il n’y a pas eu de débat sur les propositions alternatives. Ce projet a été rejeté par le Grenelle de l’environnement en 2008 mais il a été rattrapé par Jean-Marc Ayrault en présentant Notre Dame des Landes comme un simple transfert de Nantes Atlantique. Cinq recours ont été déposés  au conseil d’état, tous rejetés sans motivation, ce qui est juridiquement inacceptable.

Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site de l’ACIPA

Le Comité de soutien des communes de Cap Atlantique

Contacts : comitesoutien.guerande@gmail.com 

Pierre Péréon (06 14 94 35 60)

      Stéphanie Dupin (06 71 70 25 65)

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